KLF · Keep Learning French
En huit ans, la constitution d'un groupe d'écoles de français langue étrangère par croissance externe : six écoles dans cinq villes, toutes financées en LBO et transformées selon une même méthode d'intégration. Le groupe a traversé la crise sanitaire grâce au numérique, puis a été cédé.
Consolidation d'un marché fragmenté (enseignement linguistique), harmonisation des SI, déploiement d'outils ERP/CRM (HubSpot) et création d'une marque groupe unifiée.
Passage du CA de 1,2 M€ à 7,5 M€ en 8 ans. Intégration réussie des équipes (jusqu'à 200 collaborateurs) et adossement stratégique final réussi auprès d'un grand groupe d'enseignement supérieur.
écoles réunies par six acquisitions successives, chacune financée par un LBO sur sept ans
de chiffre d'affaires consolidé sur l'exercice clos au 30 septembre 2024
d'EBITDA consolidé, dans un secteur où les écoles indépendantes dépassent rarement 1 M€ de chiffre d'affaires
d'apprenants recrutés en direct dans l'école plateforme, sans perte de volume côté agences
Un marché fragmenté, peu digitalisé, porté par une mission
En 2015, après douze ans à cofonder et codiriger le groupe Adthink comme directeur général délégué, je me positionne comme repreneur. Le français langue étrangère réunit alors les conditions d'une stratégie de consolidation. Une étude sectorielle approfondie aboutit à un plan stratégique présenté aux banques.
Un marché atomisé
Des écoles indépendantes réparties sur tout le territoire, d'environ 1 M€ de chiffre d'affaires chacune. C'est le terrain idéal pour une plateforme qui agrège.
Une digitalisation à peine entamée
Gestion, acquisition d'apprenants et pédagogie restent largement manuelles. Chaque outil déployé crée de la valeur.
Un secteur porteur
Une demande internationale de long terme portée par les études, la mobilité professionnelle et l'attrait culturel de la France.
Une mission
Contribuer au rayonnement de la langue et de la culture françaises. Ce n'est pas un actif financier comme les autres.
Huit ans de construction, école après école
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Une même méthode appliquée à chaque acquisition
Chaque école rejoint le groupe selon la même méthode d'intégration post-acquisition. Le but est de faire croître chaque école par elle-même en plus du périmètre ajouté : la croissance post-acquisition a été entièrement organique, sans acquisition supplémentaire au sein de chaque école.
Presque doubler en trois exercices
Première acquisition, première démonstration. L'école de Montpellier a servi de laboratoire à la méthode avant son déploiement dans le reste du groupe. C'est aussi là qu'est née, dès 2017, la brique de digital learning.
Les volumes apportés par les agences n'ont pas baissé : la hausse du recrutement direct s'y est ajoutée. Plus de marge par apprenant, moins de dépendance aux intermédiaires.
Quand l'immersion s'arrête, le numérique prend le relais
Le séjour linguistique repose sur la mobilité internationale. La crise sanitaire l'a arrêté du jour au lendemain. La brique de digital learning, conçue dès 2017 pour lisser la saisonnalité, est devenue l'outil de continuité d'activité du groupe.
Création de la marque de groupe. L'offre en ligne est rendue visible dans les trois écoles et s'appuie sur leurs réseaux, partenaires et prospects.
Recul du chiffre d'affaires consolidé des trois écoles la première année de crise.
De chiffre d'affaires cumulé en digital learning, sans compter la continuité pédagogique des apprenants déjà en séjour.
Augmentation de capital et entrée d'un acteur industriel de l'enseignement supérieur privé : trésorerie renforcée, acquisitions relancées.
Ce que huit années ont produit
Un groupe là où il n'y avait que des indépendants
De 1 à 6 écoles dans 5 villes françaises, réunies sous une marque commune et une gouvernance de groupe.
Des outils réellement adoptés
ERP et CRM déployés dans chaque école et utilisés au quotidien par les équipes, pas seulement installés.
Une croissance organique après chaque acquisition
Synergies et digitalisation ont fait croître chaque école après son entrée dans le groupe, au-delà de l'apport de périmètre.
Ce que cette aventure enseigne
- 01
Dans un marché fragmenté, la valeur vient de la plateforme. Une école isolée plafonne. Un groupe mutualise les fonctions support, les outils et les canaux d'acquisition, et chaque nouvelle école profite de ce qui existe déjà.
- 02
Protéger ce qui fait la valeur. Dans une entreprise de services éducatifs, l'actif, c'est la pédagogie. La transformer pour l'optimiser, c'est détruire ce qu'on vient d'acheter.
- 03
Le levier financier demande une croissance organique. Six LBO sur sept ans n'ont de sens que si chaque école crée davantage de cash-flow après son rachat. La méthode d'intégration est ce qui assure le remboursement de la dette.
- 04
Le numérique comme assurance. Une offre en ligne pensée pour désaisonnaliser l'activité est devenue la réponse à une crise que personne n'avait prévue. La résilience se construit avant le choc.
- 05
Choisir le bon actionnaire au bon moment. L'adossement à un acteur industriel en pleine crise a transformé une période de défense en relance des acquisitions.
Une reprise, un build-up ou une cession à préparer ?
Thèse sectorielle, montage LBO, intégration post-acquisition, transformation digitale et préparation de la sortie : une expérience de repreneur et de dirigeant, pas seulement de conseil.
Chiffres d'affaires issus des comptes des sociétés, sur des exercices aux dates de clôture différentes selon les écoles. Conditions des financements, valorisations et modalités de la cession ne sont pas communiquées.

